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La Rose et la ChaîneLe Voyage Intérieur de Solstice February 14 Patience"La patience ! J’ai appris à Vous attendre, appris à aimer Vous attendre, appris que la qualité de nos échanges, la force que ces moments m’apportent, ne disparaissent jamais ; ils offrent chaque fois un nouvel élément à ma construction, rendent Solstice plus présente, palpable et réelle. Je grandis, je grandis de Vous, je grandis à chaque abandon de mon être, à chaque instant ou Vous en prenez possession, pourtant je reste cette autre, celle qui sait, celle qui doit assumer et agir quand il le faut ; et il en est de même pour Vous. Ainsi nous devions attendre encore quelques semaines pour nous retrouver à nouveau dans des conditions plus propices. Vous êtes venu à Paris comme prévu fin janvier mais ce malicieux virus avait décidé de perturber nos plans et me voilà fiévreuse, grippée pour quatre jours, presque incapable de tenir debout, passant mon temps à vider des boites de mouchoirs et à avaler des antipyrétiques toutes les quatre heures. Soumise ou pas Soumise, je n’étais rien d’autre que malade ! A nouveau la séparation et l’attente pour une quinzaine de jours, rien ne semble venir contrarier nos plans cette fois-ci, je fond dans vos bras avec délice, nous ne résistons pas à nos ébats torrides que nous savons inévitables le soir des retrouvailles. Un nouveau week-end exquis en votre compagnie, le Maître Yvan a fait une très courte apparition puis il a laissé place à Yvan. Le Maître n’était finalement pas disponible et je ne peux que soutenir votre décision d’être vous même, celui que vous ressentez à ce moment là. Il y eut ces images, ces phantasmes qui ont repris pouvoir sur ma personnalité « officielle », impossible de les repousser, je suis avec Vous, il suffirait d’un signe, d’un regard, d’un changement de ton dans Votre voix, quelques minutes de résistance sans doute, rituel obligé pour palper Votre pouvoir sur moi, sentir Votre emprise... Puis ce serait l’abandon. Je ne réclame rien, je sais que le Maître viendra en temps voulu, je sais l’attendre sans être affectée ou douter. Je ne réclame rien car je ne pourrai rien demander, j’ai besoin que ces choix soient les Vôtres pour en ressentir pleinement l’intensité. Pourtant je suis submergée par des pulsions, des désirs incontrôlables alors que Vous m’embrassez, me caressez, me pénétrez. Ils sont là, omniprésents encore lorsque nous bavardons, lorsque nous savourons ce délicieux osso-bucco préparé un peu plus tôt. Je ne me sens pas frustrée pour autant, je suis épanouie, heureuse de votre présence mais pourtant possédée par Solstice. Je me sens schizophrène et troublée de la conscience de cet état, j’écoute mon corps et mon esprit qui m’emmènent vers des appétits totalement surprenants et en complète opposition avec celle que je semblais être ces dernières semaines. Il y eut cette pince à linge que j’ai imaginée que accrochée par Vous à une de mes lèvres intimes pendant que nous faisions l’amour, moi qui craint par dessus-tout d’affronter celles que Vous déposez parfois sur le bord de mes tétons ! Il y a eu cette référence à Votre interview avec cet artiste que je ne nommerai pas, et l’allusion à sa chanson qui nous transporte si bien dans cet univers de la relation D/s. Vous avez mentionné une rencontre à Paris et je me suis surprise à imaginer et à plaisanter d’une hypothétique rencontre. Oh, pas un simple dîner, non ! Un phantasme de soirée BDSM… Impossible de contrôler cette idée tout en doutant finalement d’en avoir réellement l’envie, comment réagirais-je si cette situation se présentait ? Et ce collier, ces bracelets restés rangés dans leur sac, la corde blanche, le bandeau que j’aime parce qu’il m’aide à m’évader, à m’envoler plus haut encore, ce harnais de cuir qui fait de moi une autre lorsque je le porte, la cravache fermement guidée par Vos mains... Mes fesses, mon dos, blessés par des douleurs de plaisir. Je suis imprégnée de Vous encore après Votre départ, Vous m’avez transportée dans cet autre monde sans même que Maître ne soit présent, j’en ressens toujours le trouble et la force, le bonheur ! Je Vous aime." Solstice Avant de pourvoir écrire à nouveau"Un long silence...
Il y eut cet ouragan, le solstice d’hiver et cette tempête qui nous a foudroyés, déracinés, opposés...
La colère qui m’a submergée en réponse aux agressions, à la négation de ma personne, affront plus intense encore qu’une attaque directe.
Ces évènements m’ont affectée, vous ont affecté.
Bien que je sache que vous ne souhaitez plus aborder ce sujet, que la page est tournée, ils expliquent en partie ce long silence ici.
Il y eut cette fin de journée ou seule dans mon appartement j’ai en pleine conscience absorbé ce petit verre de whisky, moi qui ne bois jamais d’alcool fort, moi qui me modère, raisonnable même avec le vin ou la bière.
Puis j’ai avalé les cachets quotidiens qui ne font pas bon ménage avec l’alcool.
Puis comme la douleur ne disparaissait toujours pas et que la bouteille de whisky rendait sa dernière goutte, j’ai ouvert celle de gin et je me suis resservie un autre verre.
J’ai appelé le sommeil pour qu’il me soulage et me libère mais il ne venait pas, j’ai avancé en titubant, transportée sur le pont d’un navire en plein orage, j’ai laissé couler les larmes du chagrin de la rupture et du soulagement d'être délivrée de la souffrance.
Puis le vide m’a envahie, le vide de votre absence devenue soudain définitive, il ne restait rien.
Pourtant il me demeurait une dernière chose à faire, un seul mot à écrire ou à vous dire mais je n’ai pas pu m’y résigner, même ivre ou peut-être parce que j’étais ivre je n’ai pas pu.
Puis je me suis allongée et d’autres mots presque inaudibles sont sortis de ma bouche, s’adressant à un auditeur invisible, fredonnant et murmurant tour-à-tour des airs et des phrases qui n’avaient de sens et de clarté que pour mon esprit imbibé.
Maintenant que nous avons survécu à ce séisme, que nous avons détourné de nous, de notre amour, ces évènements destructeurs, je peux vous livrer les mots que j’ai écris sous l’émotion.
Vous savez qu’ils ne sont plus d’actualité, mais ils sont là, comme tant d’autres, beaux ou douloureux, romantiques, crus ou spirituels, des mots pour dire ce que l’on est, ce que l’on aime, ce qui nous blesse ou nous fait rêver...
Ces mots, écrits au solstice d’hiver :
O, mon aimée ! Solstice
Toi, ma chair, mon sang, mon âme
Ma reine de pureté
Comme je t’ai donné vie jadis
Ce soir je te sacrifierai aux flammes
Je te mènerai au bûcher
Regagne ta prison dorée
Ou nul ne pourra te blesser
A mes plus intimes pensées
Et à mon cœur enchaînée
Dans ta forme éthérée
A jamais demeure enfermée
Je te protégerai de ce monde
De tous ces affronts immondes
Des affres de cette existence
Et de ces injustes offenses
Je t’ornerai pour ce voyage
De ta robe de rosée
Je te confierai pour bagage
Tes bracelets et ton collier
Je t’abreuverai de mes larmes
Te nourrirai de mes chagrins
Je te murmurerai les charmes
Du chant de mes plaintes sans fin
Dans mes songes, immortelle, tu viendras me hanter
Chaque nuit, éternelle, encore me posséder"
Solstice
December 08 Champ magnétiqueUne robe stricte de latex, rose transparente. Des bas blancs opaques de la même matière. Des escarpins de vinyle noir à hauts talons. Et toujours les noirs bracelets de cuir et le collier à pointes.
Elle est face à moi, contre le mur blanc. Déjà, elle m'obéit, prenant la pose devant mon appareil photographique. Elle sourit, elle plaisante. Moi, je suis en train de vaciller. Le trouble en moi grandit, des frissons parcourent mon dos et ma peau. Mon regard l'absorbe. J'avale son image. La réalité autour de moi se dissipe : plus rien d'autre n'existe qu'elle.
Ma voix se fait plus grave, mon ton plus sec. Réalise-t-elle ?
Champ magnétique : chaque parcelle de mon corps et de mon esprit est attirée par elle. Le flux et le reflux de la marée montante, en moi ; le sang qui bouillonne, broyé par grandes brassées dans mon coeur, se précipite en torrent grondant vers elle.
L'heure n'est plus au virtuel. J'ai posé l'appareil photographique et je l'ai prise contre moi, mes mains caressant avidement le plastique de sa parure. Le latex contre ma paume : épais, chaud, glissant, à l'étrange odeur de vanille. Je touche cette autre peau, pressant entre mes doigts : des seins, des fesses ; protégés, qu'il me faut bien respecter. Car, s'il n'y avait ce costume, déjà je serais en train de dévorer ce corps, sans retenue.
Elle n'est pas de ces soumises qu'on appele "chienne". Elle n'est pas de celles qu'on fait ramper sur le carrelage sale et devant qui on affecte le mépris. Ce n'est pas une Soumise qu'on courbe sur une table avant de la baiser sans avertissement. C'est une Soumise classieuse, que l'on manipule avec respect et précautions, devant qui on choisit ses mots. Une Soumise qui se mérite.
Pourtant, la voici ligotée sur la table hexagonale du salon ; jupe relevée, membres écartés, cul offert. Offert au martinet, à la cravache et à mes mains nues tout d'abord. Puis offert à un jouet de plastique. Enfin, quand j'en ai envie, à mon propre corps.
Pureté violée d'un ange.
Après tout, je ne suis qu'un homme.
P.S : Les photos de l'album "Solstice, Paris, le 1/12/06" sont de moi et restent ma propriété.
November 29 SM, amour, respect
Les Soumises et les Soumis ne sont pas des bouts de viande qu'on peut troquer ou prêter sans considération ni précaution. On doit les aimer, non comme des objets utiles mais comme des personnes. On doit les aimer : de tout notre coeur, profondément, ne serait que pour ce qu'ils nous apportent, nous permettent de vivre. On doit les aimer aussi et surtout en tant qu'individus, pour leur sensibilité, leur vécu... Leurs qualités et leurs défauts... Tout ce qui contribue à leur richesse intérieure. On doit les aimer, comme n'importe quel être humain avec qui on partagerait des moments aussi intimes et intenses. Evidemment, on les aime d'autant plus qu'ils sont nos compagnons ou qu'elles sont nos compagnes dans la vie. Il n'est pas normal de mépriser tout cela. Un dominateur digne de ce nom ne ressent pas de mépris mais un immense respect pour le partenaire. Il lui faut beaucoup de ce respect et de cet amour pour le comprendre et avancer avec lui. L'humiliation qu'on inflige à la personne soumise n'a pas pour origine le mépris, ni l'impunité conférée par le statut de dominateur. C'est un instrument qui permet à chacun des partenaires de se dépasser. Plus on aime l'autre, plus il est difficile de l'humilier, et plus le bénéfice du dépassement est grand. On a beau savoir que l'autre veut être humilié, que cela lui procure du plaisir en fin de compte, cela n'a rien de logique ni de naturel. Cela demande un certain effort, une certaine concentration et disposition d'esprit. Une négation de nos propres barrières, incluant notre éducation morale, visant à adopter un mode de pensée différent. Le sado-masochisme : la confrontation d'une personne masochiste et d'une personne sadique. Je ne suis pas sadique, car je ne tire aucune jouissance de la douleur que j'inflige. la seule idée de torturer quelqu'un, psychologiquement ou physiquement, me répugne au plus haut point. Je ne recherche pas non plus un sentiment de toute-puissance valorisant, je n'en ai pas besoin. Ce n'est rien de cela qui me procure du plaisir en tant que dominateur. Ce qui me plaît c'est ce moment intense en dehors du monde et du temps que nous partageons, et qui se termine par un sentiment réciproque de lien profond ; le lien entre deux esprits et deux corps qui viennent de se dépasser, pour et grâce à l'autre. C'est ma motivation principale à faire ce que je fais. Il en est d'autres, évidemment ; parmi elles le plaisir ludique d'imaginer des situations, de façonner des atmosphères. Je suis également fétichiste, et les accessoires et décors me mettent dans un état second. Aimer, c'est respecter ; et réciproquement. La relation de domination et de soumission a pour pré-requis le respect du choix de l'autre : c'est bien la personne désirant être soumise qui choisit son dominateur et non l'inverse. Jusqu'à ce que ce choix soit clairement énoncé, il n'y a pas lieu de jouer, entendons par là que les deux protagonistes sont sur un pied d'égalité. On ne doit pas parler à l'autre comme à un chien tant qu'il n'a pas choisi d'être notre animal. Et, même après ce choix, c'est une preuve exemplaire de respect que de réserver le parler-vilain à des moments précis. La grossierté ne fait pas le maître, bien au contraire. Que penser de quelqu'un qui n'est pas naturellement vulgaire mais qui se met soudain à proférer un déluge d'insultes méprisantes ? Qu'il joue un rôle, se dissimule derrière un masque. Je pense qu'un bon dominateur sait rester égal à lui même tout en remplissant sa mission. Il n'a pas besoin d'un masque. Le rapport de domination et de soumission est direct et absolument sincère. Le statut du maître rend inutile toute dissimulation, tout mensonge de sa part. La personne soumise, de son côté, devrait pouvoir pleinement être face au dominateur, sans cette peur tristement répandue en société d'être rejetée. Le soumis n'a pas à assumer ses erreurs ni tout ce qu'il est : le maître le fait à sa place, car le maître est responsable de ce que le soumis devient. Du professeur dépend la réussite ou l'échec de l'élève. Bien entendu, le sado-masochisme est sublimé par le décorum, la mise-en-scène, la théâtralisation de l'instant. Cela ne relève pas du mensonge mais d'un pur jeu des fantasmes. Je ne sais pas si je correspond à l'idée qu'on se fait du dominateur, si mon profil me permetterait d'être accepté dans ce milieu dont on parle tant ici ou là. Je n'aime pas l'élitisme propre aux clubs fermés où évolue une certaine aristocratie auto-proclamée qui considère avec la plus parfaite intolérance et suffisance que ci ou ça n'est pas convenable simplement parce qu'il n'y a pas correspondance avec la vision qu'elle cherche à imposer. Je n'ai pas envie de fréquenter ce milieu. Tout au plus quelques personnes qui ne s'en revendiquent pas et avec qui j'aurais avant tout un rapport humain dans ce qu'il a de plus authentique. Trop d'étiquette(s), pas suffisament de respect ni d'amour là-dedans : ce n'est pas pour moi. Les tchats de rencontre me font peur et me répugnent pour ces mêmes raisons. C'est pour moi une sorte de supermarché du sexe. Tout y va trop vite. On y consomme l'autre comme une vulgaire denrée. On évalue rapidement le rapport qualité-prix, on prend froidement, on jete froidement. Comme par ailleurs je n'ai ni la maturité ni les fantasmes d'un échangiste confirmé, je fuis ces lieux comme la peste et ne souhaite pas que ma partenaire les fréquente. Je souhaitais mettre à plat ces quelques réflexions depuis un certain temps. C'est chose faite. Il est possible que certaines personnes de notre connaissance se sentent visées ; qu'elles se rassurent, je ne cible personne en particulier. November 24 Quelques mots en pensant à vous..."Invitation au voyage
Vous m’invitez au voyage
Dans des contrées oubliées
Découvrir les paysages
Que Vous avez dessinés
Et, sous Vos ailes déployées
De mes amarres libérée
Je plongerai de mon ancrage
Dans les abysses de Vos pensées
M’abandonnant sur les rivages
De Vos sortilèges insensés
Sous Vos regards impitoyables
Docile, je fermerai les yeux
Et à Vos ordres implacables
J’obéirai d’un ton heureux
Je m’enivrerai dans les vents
De Vos vifs courants envoûtants
Je me perdrai dans les abysses
Des labyrinthes de Vos jeux
Je chavirerai avec délice
Dans Vos délires amoureux
Enfant sauvage, femme domptée
De Vos outrages élégants
J’appellerai tous les tourments
Fidèle otage de Votre volonté
Vous, me tenant par la main
Et guidant mes pas incertains
Je m’envolerai dans les nuages
Affronter Vos puissants orages
Vos rafales et tonnerres grondants
Et vos sublimes ouragans
Offerte à vos dragons, aux feux des vos sévices
A l’hôtel de vos démons, aux grottes de vos caprices
Voluptueux Voyage !"
Solstice
Que dire ? Je suis gâté !
November 19 rêveries"Je me suis assoupie en milieu d’après midi, besoin de récupérer comme souvent en fin de semaine.
Emmitouflée sous la couette, je sors doucement de la torpeur de la sieste, mes pensées se font plus nettes.
Quelle heure-peut-il bien être ?
J’entends les voix de ma famille dans le salon, ma mère, mon frère, ils sont déjà tous arrivés et discutent calmement partageant un café sans doute, je ne peux pas entendre l’objet des conversations, ils respectent mon sommeil n’élèvent pas le ton.
Une chaleur familière dans mon bas ventre dirige instinctivement mes mains vers mon entrejambe, le désir est déjà bien installé, il a probablement trouvé naissance dans un rêve quelques minutes avant que je ne m’éveille.
Je ne veux pas ouvrir les yeux, j’aime savourer ces instants au sortir du sommeil et surtout je suis possédée par cette puissante pulsion qui me prend là maintenant, impossible d’en détourner mon esprit.
Je réalise que je me suis allongée sans avoir quitté mon jean, je devais vraiment être épuisée!
Mes mains se dirigent doucement vers le pantalon, décidées à le faire glisser au bas de mes jambes pour leur ouvrir l’accès et apaiser ce feu qui me brûle et ces larmes de désir qui humidifient déjà ma petite culotte.
Aucun autre mouvement encore, je dois rester silencieuse puisque je ne suis pas seule dans l’appartement.
Lorsque mes doigts atteignent le bouton qui ferme le pantalon , j’entends un léger cliquetis si familier.
J’imagine un instant que malgré mes gestes délicats, le bruit de ma ceinture ornée de quelques boucles de métal pourrait trahir mon réveil, je vais devoir redoubler de discrétion pour accéder à mon intimité.
L’esprit plus alerte et mes sens maintenant en éveil, je sors peu à peu du brouillard du sommeil, je comprends que la ceinture n’est pas responsable, je reconnais l’étreinte autour de mes chevilles et de mes poignets..
Mes mains changeant de cible, se croisent et attrapent mes poignets pour vérifier la présence des bracelets de cuir, Ils sont bien là ! équipés de leur mousqueton respectifs, voilà l’origine du cliquetis !
Monsieur est donc là, lui aussi !
Venu à l’improviste, IL a déposé sa marque sans me réveiller et signifié ainsi sa présence et son autorité.
J’imagine qu’IL jubile ou s’amuse intérieurement dans l’attente de mon réveil tout en discutant avec les convives.
Que faire ? Qu’attend-IL ?
Ainsi devrais-je me présenter aux yeux de tous portant les bracelets ?
Bien sûr ceux des chevilles peuvent être masqués peut être par le pantalon mais les poignets ? Hum, je pourrais toujours argumenter de mon goût pour des accessoires de style Gothique ?
Je remarque qu’IL n’a pas attaché mon collier de soumise autour de mon cou.
Je m’interroge encore, est-ce juste une provocation de sa part ? Un amusement ?
Souhaite-il me mettre mal à l’aise ou désire-t-il plutôt que je prenne la décision seule de retirer ou non ces symboles de ma soumission avant de paraître devant l’assemblée ?
Et puis mes pensée totalement sorties de leur torpeur mettent bout à bout les incohérences de la situation : ma famille n’est pas là, il n’y a aucune soirée organisée, Monsieur n’est pas venu non plus, les bracelets de cuir sont sagement rangés dans leur malle, tout est calme je suis seule dans mon lit.
Je réalise que je n’ai pas fait un seul mouvement, mes mains sont toujours allongées contre mon corps, je ne porte pas de pantalon, juste ma petite culotte et un tee-shirt, tenue dans laquelle je me suis assoupie environ deux heures plus tôt.
Le désir est bien présent lui ! saisissant, enivrant, criant son envie d’être comblé !
Et je comprends que j’ai rêvé mon réveil.
Maître est venu à l’improviste dans mes rêveries, IL m’a habillée de mes bracelets pour rappeler à mon désir qu’IL en était le propriétaire.
Je ne dois pas me caresser sans son autorisation !
Je me suis levée paisible et heureuse d’avoir comblé son désir plus que le mien."
Solstice
November 13 La maturitéLe problème avec toutes ces tenues et accessoires c'est qu'on y prend trés vite goût. Il peut même arriver qu'on en veuille toujours plus. Mais il ne faut pas céder au syndrome du collectionneur ; il convient de bien choisir ses nouvelles acquisitions. Parce que ce ne sont pas juste des objets qu'on résumerait à une fonction. Lorsqu'on a une sensibilité fétichiste, ils deviennent clé de cette porte qui sépare nos fantasmes de la réalité. Ces gants de cuir sont bien sûr trés élégants et confortables à porter. Mais ils ne sont pas que cela. Ils sont la promesse de caresses à la fois sensuelles et rudes. Ils sont le désir d'être et de faire. Ils sont une condition du passage, de la métamorphose. Ils portent en eux le souvenir de lieux, de paroles, d'étreintes. Ce cuir a absorbé nos fluides, nos odeurs. Il est entré dans ton intimité. Il s'est usé au contact de la corde et du métal.
Ces gants de cuir sont imprégnés de toute cette magie. Je ne peux glisser mes mains dedans sans qu'ils m'affectent profondément. Tu ne peux les voir sans penser à tout cela.
Il en est de même pour tous les autres objets rangés dans notre coffre à trésor. Ils nous possèdent bien plus que nous les possédons.
Il m'arrive de les imaginer et trés vite ces visions m'absorbent. J'entre dans un univers si troublant qu'il s'insinue tel un voile devant mes yeux, embrumant la réalité. Et je deviens prisonnier de ces fantasmes : tu y es une argile que je modèle à mon goût. Je te costume, je te transforme, je te met en scène. Je choisis tes tenues, je choisis le lieu et le moment, et je me laisse aller à ce désir grandissant. Dangereusement. Délicieusement.
Tel est mon plaisir de maître. Mais il n'en est que plus puissant lorsque je passe à l'acte !
Il est temps, ma Soumise, que Solstice sorte de l'enfance. Tu as dernièrement passé un cap, en même temps que moi : tu m'as prouvé que tu es prête à atteindre cette maturité à laquelle tu aspires ; et j'ai prouvé que je suis en mesure de t'accompagner dans cette démarche.
Tu fus petite créature fragile à mes pieds, les yeux baissés, si maladroite, si peu sûre d'elle. Tu te cherchais, je te cherchais. Tu étais bien insignifiante, nue comme un ver avec tes lourds bracelets de cuir. J'ai fait de toi une chose grotesque livrée à mes froids délires de fouet et de sexes en plastique.
Aujourd'hui je veux avoir pour toi une autre forme de respect.
Tu te voyais petit démon. Tu seras mon ange. Je te veux irréelle et lumineuse dans ta soumission. J'ai choisi pour toi une nouvelle parure grâce à laquelle tu rempliras ce rôle. Je veux te sublimer, mon Amour ; tu feras tiens ce personnage, car je sais qu'il est toi. J'irai ainsi exhumer des profondeurs ce que tu as de plus magnifique en le combinant à mes propres désirs.
November 08 Larmes de miel"Noyée dans le silence, éprouvée par l’absence et la distance.
Le temps fait son office
Elle a rêvé, enchantée, envoûtée.
Jusqu’à Invoquer
Le Maître tout puissant !
Un corps disproportionné de nouveau né, chaque pli, chaque centimètre de sa peau, retrouvant les gestes délicats de la toilette protectrice de l’enfant, je l’ai doucement savonné, rincé, séché, je le voulais dorloté, apaisé par la douceur de l’eau et de caresses câlines.
Ces gestes routiniers, parties intégrantes de mon quotidien auxquels je n’attache plus aucune attention par habitude, ont revêtu soudain un nouveau sens.
Il fallait que tout soit impeccable, plus un papier, plus un CD qui traîne, plus une miette sur les tables, je m’activais avec énergie et motivation, le résultat devait être parfait quelque soit la demande : le satisfaire.
Immobilisée, enchaînée sur cette table.
Outre le fait d'admettre l’idée de m’exposer ainsi : visage caricaturé, le bâillon, fort incommodant après une certaine période impose un effort inhabituel à la mâchoire, une contrainte supplémentaire que je savais devoir accepter avec honneur et humilité avant même de sentir le premier frôlement du fouet.
Alors que je flirtais outrageusement avec les lianes du martinet, les claques de la cravache puis les mains fermes de Maître, j’ai tenté tant que possible, de retenir ma salive dégoulinante qui me rappelait régulièrement combien je devais avoir l’air ridicule mais c’était là un effort bien dérisoire, je n’étais plus qu’un petit crapaud bavant et plaintif.
En premier lieu, j’ai détesté ce bâillon contraignant et je l’ai béni aussitôt après, oubliant bien vite l’image humiliante que je pouvais montrer.
Je l’ai remercié d’étouffer ces cris que je n ai pas été capable de retenir lorsque j’ai senti mille vipères dévorer ma chair de leurs morsures venimeuses.
Mon imploration grandissante n’est pas restée sans réponse.
Maître a montré force, douceur et fermeté, sans faillir alors que je laissais s’échapper trop de signes de faiblesse, j’aurai voulu ne pas bouger, jamais ne laisser s’évader de mes lèvres écartelées le moindre gémissement.
L’intensité des brûlures, les flammes pourléchant mes fesses et le haut de mon dos ont baptisé ma peau, ma chair comme elles l’avaient rêvé et sans doute plus encore.
Même si le fouet ravageur a eu raison de moi par endroit, même si la lave du volcan a déchiré mon dos violemment quelques instants, même si les pinces ont blessé mes seins à nouveau, pas une seconde je n’ai eu le souhait PROFOND que tout s’arrête, pas un instant je n’ai marmonné NON à travers le bâillon.
Mon regard a révélé mes craintes imprévisibles, ma tête, mon corps ont tenté de repousser les assaillants par moment, mes gémissements, mon souffle variant au rythme des assauts du cuir ont exprimé la force d’émotions intenses, et cependant invariablement, après chaque frisson, chaque secousse, venait l’envie de continuer.
Je ne saurais dire, car mon esprit était tout à l’imprégnation de ces intenses sensations, si l’envie que Maître soit fier de moi, si ma fierté naturelle me guidait, si mon instinct me poussait à continuer toujours plus loin …
Si quoi ? Je ne sais pas et je n’ai finalement pas envie de savoir, si, et pourquoi…
Juste le plaisir, les douleurs et ce désir sauvage.
Et puis, je ne savais plus rien. Encore ou arrêter ?
Maître m’a interpellée, je n’étais plus capable de discerner où était la réponse, et puis, la décision lui revenait définitivement, ma volonté s’était évaporée, mon corps ne m’appartenait plus.
Alors Maître m’a libérée, des chaînes, des cordes, du bâillon…
Je suis restée dans le silence un long moment, plongée dans l’abandon ; le silence qui parle plus que les mots, le corps qui s’exprime immobile, presque inanimé, l’esprit incapable de reprendre le contrôle immédiatement.
Le premier mouvement : lovée dans les bras de Maître, la douceur de ses mains, ses caresses délicates, de tendres baisers…
Petites larmes apparues par surprise et dont je ne connais pas l’origine, pas de peine, pas de tristesse, petites larmes d’émotions nouvelles je vous aime !
Et puis :
L'ivresse !
Les sourires, les rires, les mots qui débordent de mes lèvres à nouveau et moi qui prend conscience de cette euphorie !
Les marques, le sceau de Maître décorent mon corps encore et s’effacent finalement doucement dans le temps. "
Solstice
November 07 Premières larmesCe billet est réservé à un lectorat averti
Ils se demandent ce qui se passe. Où sont partis Solstice et celui qui se fait pompeusement appeler "maître" ? Se seraient-ils pris pour ce qu'ils ne sont pas ? S'agissait-il en fin de compte d'un gros soufflé qui d'un coup a perdu tout volume, d'un ballon-baudruche qui a explosé ? La Soumise aurait-elle fait machine arrière, ou le dominateur lâchement renoncé à son sacerdoce ?
Non. Nous avançons, encore et toujours, un pied dans la nuit et l'autre dans le jour. Petit à petit, nous trouvons un équilibre sur cette corde de chanvre raide sur laquelle nous évoluons. Nous parlons, nous agissons ; nous rêvons, nous refléchissons. Nous nous découvrons, comme au premier jour. Nous nous aimons, plus encore.
Elle m'a fait part de son désir d'intensité. Elle voulait sentir la dure caresse du martinet, et en garder la trace longtemps. Elle rêvait du maître, elle s'impatientait de le voir ; qu'il la voie, qu'il lui parle, qu'il la touche : qu'il lui commande encore, encore.
Nous avons attendu de longues semaines avant que cette nouvelle rencontre soit possible. J'enrageais tout autant de ne pouvoir la tenir comme, où et quand je le souhaitais. J'avais moi aussi au ventre ce désir brûlant, ce manque, cette frustration. J'étais avide de son petit corps, je le voulais plié devant moi sous le joug du cuir et du chrome ; immobile, silencieux, ouvert, humide ; résolu mais pas trop ! Patient et frissonnant, attentif et brûlant.
Et je revois mes mains gantées parer son cou du collier noir, par surprise ; il était midi ; il faisait un peu froid dans l'appartement car le chauffage était en panne. D'humeur coquine, je la voulais soubrette. Je n'ai jamais prétendu avoir des goûts trés originaux. Alors je l'ai habillée d'une petite jupe flottante à rayures noires, d'un léger haut sombre moulant et décolleté. Elle a mis des bas, et ces chaussures à hauts talons que j'aime tant ; et puis, évidemment, ses deux paires de bracelets en cuir.
J'ai accroché à son collier une laisse, et j'ai conduit ma Soumise dans la salle de bain. Je me suis déshabillé, suis entré dans l'eau chaude du bain : elle m'a lavé, des pieds à la tête, avec beaucoup de soin.
Ensuite je lui ai demandé de ranger le salon : elle a débarassé le canapé et les tables des objets qui les encombraient.
Enfin, j'ai exigé qu'elle monte sur la table basse, à "quatre pattes". C'est dans cette position que je l'ai attachée avec une corde et des chaînes. Je me suis assuré qu'elle ne prononcerait plus la moindre parole et ne me dérangerait pas avec ses cris en lui enfilant entre les mâchoires, pour la première fois, la boule d'un bâillon spécial maintenu derrière la nuque par une sangle de cuir. Ce type d'accessoire a l'avantage, outre le fait de garantir que celle qui le porte restera relativement silencieuse, de devenir trés inconfortable au bout d'un certain temps et de susciter une importante et grotesque salivation.
J'ai rabattu le bord de la jupette dans le creux de son dos, découvrant deux belles fesses qui appelaient le bât. Et j'ai frappé ce postérieur sans relâche, hésitation ou scrupule pendant plus d'une heure, utilisant à l'envie le martinet, la cravache, ma ceinture ou ma main. Je n'ai pas ménagé mes efforts. Je n'y suis pas allé non plus de main morte.
J'ai posé devant elle une petite bougie que j'ai allumée, et j'ai promis que j'en verserais le contenu dés qu'il serait liquéfié. Elle a regardé la bougie en écarquillant deux yeux qui exprimaient un soudaine angoisse, et a fait "non" de la tête. Je l'ai assurée que cette fois il ne s'agirait pas que d'une ridicule larmée de cire brûlante.
J'ai tenu ma promesse. Ma Soumise s'est violemment débattue en gémissant, comme si elle pouvait échapper à ses entraves. Elle a basculé sur le côté, j'ai dû l'aider à se replacer correctement. Peu après, le bâillon a commencé a vraiment la faire souffrir : une crampe, une démangeaison croissante contre laquelle elle ne pouvait rien et que j'étais seul à pouvoir soulager. Je lui ai demandé si cela lui faisait mal, elle a répondu que oui, d'un air implorant. Je lui ai expliqué que c'était l'effet recherché, et ajoutéque par voie de conséquence il était hors de question d'y mettre un terme.
Elle a essayé de l'enlever, tout de même, tendant vainement ses mains vers la boule, autant que le permettaient les chaînes à ses poignets. Elle ne semblait pas se souvenir qu'elle n'aurait pu la dégager de sa bouche sans une manipulation de la sangle derrière sa tête, endroit qu'elle ne pouvait évidemment pas atteindre.
"N'essaye pas d'enlever le bâillon, où je vais chercher des pinces pour tes seins !"
Cette menace, plus que toute autre, l'a paniquée. Je sais bien qu'elle supporte trés mal la morsure des pinces à linge en bois sur ses tétons. J'avais quoi qu'il en soit déjà rangé dans ma poche deux de ses accessoires. Ils étaient prêts à l'emploi, et prévu qu'ils seraient employés : j'avoue ma fourberie !
Après quelques coups de martinet, j'ai soudainement laissé les fesses plus rouges que jamais à leur cuisante douleur pour placer les pinces au bout des seins de ma victime. Elle a hurlé à travers son bâillon, elle s'est débattue, jusqu'à se trouver à bout de souffle. J'ai retiré les pinces ; cela n'a duré qu'un trés court instant.
"Tu en assez ? Oui ou non ?"
Elle a réfléchi, je crois, mais n'a pas su quoi répondre. Ce qui était déjà une réponse en soi. Alors j'ai décidé qu'il était temps d'arrêter.
J'ai détaché Solstice et l'ai prise dans mes bras, longtemps. Je l'ai carressée et embrassée. Elle a pleuré, et j'ai baisé ses larmes. J'étais aussi épuisé qu'elle, à vrai dire, car on imagine pas ce que tout cela nécessite de concentration, de volonté, de travail permanent sur soi.
Peu après, Solstice a été prise d'une étrange euphorie qui a duré quelques instants : les effets de l'endorphine.
Nous avons acheté de quoi cuisiner une blanquette de veau que nous avons préparée et dégustée ensemble. Je n'ai plus revêtu mes gants de cuir de tout le week-end, car nous nous voyons trop peu souvent et trop peu longtemps pour nous priver d'échanges relationnels classiques. Nous sommes deux personnes qui s'aiment, bien avant d'être un dominateur et une soumise.
Pourtant, ma Solstice, ton besoin de soumission semble n'avoir aucune limite : tu veux toujours ton collier, tu l'attends, tu le demandes... Tu l'exiges. Tu regrettes à chaque fois que je te l'enlève et, à cet instant, il est clair que si mes besoins sont assouvis et mes limites atteintes, les tiens ne le sont pas. C'est bien entendu à moi de décider de l'instant, mais j'aimerais pouvoir un jour être ce genre de maître qui te maintient dans la douceur de cette pression de façon permanente et y prend plaisir. Il me semble que j'avance vers cela, mais il me faudra encore du temps pour y parvenir.
October 19 Fantasmes de lieux ?
"Je devais vous écrire, vous décrire, les lieux de mes fantasmes, deux au moins aviez vous dit. J’ai réfléchi et bien sûr de nombreux scénarii variés et plus ou moins détaillés sont venus ou revenus à moi comme les images un peu floues des rêves dont on essaye de garder la trace au réveil. Des paysages de nature, une forêt ou je perdrais mes repères, le bruit du vent, la brume, les odeurs des feuilles mortes ou de l’herbe humide. De fines gouttes de pluie, des cordes pour m’unir à un arbre choisi par Vous, sentir le contact de son l’écorce contre ma peau. Les yeux bandés ? …Vous, m’abandonnant un temps à l’imprégnation totale de cette nature, ou au contraire me la faisant goûter au « corps à corps »… des rameaux sélectionnés par Vous, dans Vos mains, devenant martinet, fouet, couronne… Un inconnu qui me découvre, nue accrochée à cet arbre ? Ou un inconnu qui n’en serait pas un, mais serait votre jouet, un intriguant du scénario passant là à votre demande ? Une Inconnue ? Et puis images totalement différentes : Une Auberge, ou est-ce un manoir ? De vieille pierres, une grande grille noire, un parc boisé, un escalier en pierre … Dès la porte franchie, une ambiance, une cheminée crépitante dans la pièce principale, et la lumière chaude de candélabres. Des fauteuils de style ancien rouges, pourquoi rouges ? Un « réceptionniste » accueillant mais qui semble surtout discret presque complice…. De hauts plafonds, des poutres de chêne, une corbeille de fruits frais et harmonieusement déposés sur un petit guéridon dans la chambre. Est-ce un manoir privé ? Et le fantasme laisse venir l’image du sous sol, une grande cave voûtée, bien entretenue, il n’y fait pas humide, le décor semble sobre, on y devine des alcôves, des rideaux rouges épais, je ne sais pas ce qui se trouve caché derrière ces rideaux. Suis-je seule ? Avec Vous ? Avez-vous invité d’autres participants, des amis ? des inconnus ? Viendrez-vous ? J’ai réfléchi à Vous écrire ces images dans le détail mais quelque chose me gênait, le texte me semblait fade. Je me suis dit que certains évènements de la vie quotidienne ( Que vous connaissez Maître) venaient polluer mon imaginaire et m’empêchaient de formuler ces fantasmes clairement et puis je crois que je réalise : Je ne fantasme pas fortement à des scénarii tout frais pondus par mon imaginaire, ou issus d’histoires lues, de films ou d’autres supports. Ce que j’aime, ce qui me fait vibrer, frissonner c’est justement de ne pas savoir. J’aime imaginer que je vais me trouver dans des lieux dont je n’ai pas idée, dont Vous ne m’avez pas parlé, que je ne sais RIEN. J’aime la crainte que le fait de NE PAS SAVOIR fait naître en moi, c’est là que l’imaginaire fait son travail, qu’il bouillonne de créativité , qu’il créé des émotions, des sensations fortes, libère des pulsions. C’est quand je suis confrontée à l’inconnu, aux incertitudes, à la peur aussi, que je sens cet aimant qui m’attire et que je ne peux pas résister. J’aime savoir que Vous maîtrisez TOUTE la situation, que Vous avez choisi l’arbre, la forêt, la cave, mon appartement, celui d’un ami, l’auberge, ou la chambre d’hôtel et que je les découvrirai au moment et de la façon que Vous avez décidé ou que je ne verrai peut-être rien si Vous m’avez imposé un bandeau et que mes autres sens me feront découvrir cet environnement d’une toute autre façon finalement. J’ai conscience Maître Que je ne réponds pas à votre demande en vous écrivant ceci, ainsi si Vous jugez que j’ai failli j’accepte bien évidemment les conséquences et je m’attellerai à la tâche à nouveau. Malgré tout, Il fallait bien que je Vous dise que ma réflexion sur le sujet « des fantasmes de lieux » m’avait amenée à la conclusion que je n’ai d’autre fantasme que de ne pas imaginer ces lieux pour les savourer de manière encore plus intense lorsque je les découvre. En espérant ne pas vous avoir déçue, Humblement, Solstice. "
Il est logique que tu répondes de cette façon à ma demande. Je suis le metteur en scène, tu es l'actrice. C'est ainsi que fonctionnent les choses. Je ne suis pas déçu.
October 18 Etreinte silencieuseCe billet est réservé à un lectorat averti !
J'ai fermé la porte de ta chambre à clé, et tu as une fois encore bouclé à tes chevilles et à tes poignets ces bracelets de cuir qui font dorénavant partie de toi autant que ce collier que j'ai serré à ton cou. Immuable rituel, marquant le passage définitif entre ton statut de compagne et ton état de Soumise. Cérémonie presque silencieuse, uniquement ponctuée par le cliquetis des boucles d'acier et des maillons métalliques. Gestuelle précise, contraste des couleurs où ton regard soudain se perd et se transforme, exprimant un mélange d'excitation et d'appréhension.
Puis tu lèves les yeux vers moi, et j'y plonge les miens pour mettre un point final à ta métamorphose.
Et sous tes bracelets, tu as enfilé les gants noirs de vinyle que je t'ai offert. Ces gants enchantés qui ont receuilli et absorbé mon odeur, ma sueur, ma jouissance ; qui ont été l'écrin de mon désir turgescent et de mon extase. Je ne peux en détacher mon regard, et déjà j'ai envie de sentir cette matière glisser sur ma peau. Le désir frémit dans ma poitrine. Mais il n'est pas encore temps.
Tu as mis tes petites chaussures à talon carré ; une simple semelle et quelques fines sangles. J'aime les talons, tu le sais. Comme tu es élégante et désirable !
Et pour que tu sois définitivement prête, il a fallu que j'assuste à ton corps une nouvelle parure : un harnais de cuir rigide et de chaînes. Les lanières noires encerclent tes seins, tes côtes et ta taille. Les liens chromés maintiennent cet étrange vêtement aux épaules et flattent ton entrejambe de leur froid contact. J'ai pris le temps qu'il fallait pour régler au mieux toutes les boucles, coupant ensuite le surplus de cuir. Et déjà tu soupires alors que je tire sur les sangles pour estimer la force de la contrainte.
Je te contemple. Le cuir dessine sur ton anatomie un motif harmonieux dans lequel mon esprit s'égare. Est-ce cet accoutrement, ou ton regard, ou la combinaison des deux qui me persuade que cette personne devant moi est différente ? Te voici harnachée comme une esclave de fantasme antique, mais tu es si splendide, si désirable que j'en oublierais presque mon rôle.
Et tu oses parler, comme si le silence devait être meublé par le son des voix, comme pour camoufler ton appréhension. Tu oses briser l'harmonie de l'instant avec tes mots, des mots que je n'ai pas exigé. Et même de petits rires provocateurs. Je t'ordonne de te taire, plusieurs fois. Je te repète que décidément, tu parles trop. Je te rappele qu'il y a dans un sac, non loin, un baillon à boule que je pourrais bien utiliser pour un durée indéterminée.
Tu te tais, enfin.
A genoux.
Tu me déshabilles complètement. Je prends tes mains et je les place comme j'en ai envie sur mon sexe. Tu le carresses, tu le prends dans ta bouche avec humilité et respect. Je ne veux sentir que le frottement du vinyle, alors je repousse ta tête. Et tu travailles à mon plaisir, jusqu'à ce que je me trouve aux portes de la jouissance et que je t'arrête.
Alors je te conduis vers le lit ; tu t'y exposes à mon désir, à quatre pattes. Je te pénètre, guidant les mouvements de ton bassin en passant mes mains autour des sangles de ton harnais, comme autour des guides d'un cheval. Je plonge en toi jusqu'à la garde et y reste de longues secondes : j'aime sentir la frontière extrême de ton intimité au bout de mon sexe.
Enfin je m'allonge, et tu viens sur moi. Je te regarde bouger, presque impassible, mes yeux dans les tiens. Je jouis. J'explose en toi et, comme toujours, tu restes campée sur mon sexe, profitant de ses derniers spasmes. Je t'accorde cette faveur car cela me plaît aussi.
Je te demande d'enlever et de ranger tes chaussures et tes gants. Je te retire ton harnais. Tu vas garder tes bracelets et ton collier : la base symbolique de ta parure de Soumise. Je sais que tu en as envie, et je veux que tu sois à moi encore pour le reste de la nuit.
Tu as bien compris que tu n'avais pas le droit de parler, alors tu n'ouvres pas la bouche. Tu me regardes et tes yeux sont pleins d'amour et de reconnaissance. Nous restons allongés l'un à côté de l'autre longtemps, sans mot dire. Je savoure ce silence. J'allume une cigarette, la glissant parfois dans ta bouche pour que tu partages avec moi ce plaisir. Demain je partirai. Il n'y aura pas d'autres mots échangés jusque là et tu le sais. J'éteins les bougies. Je te demande de me dire bonne nuit. Tu viens m'embrasser tendrement.
"Bonne nuit... Maître !".
October 11 Ode à l'artificiel"Glisse, Gonfle, Gesticule Galant Gland Gélatineux
Ondule, Ondoie, Oscille Offre moi ces Orgasmes Onanistes
Dévergonde, Dorlote, Domine Décuple mon Désir
Epouse, Emoustille, Engouffre Ensorcelle mon Entre-jambes
Martèle, Masturbe, Masse Matador de mes Muqueuses
Introduit, Intensifie, Infiltre Intimement mes Instincts Indécents
Caresse, Cambre, Chemine Cajole mon Charmant Calice
Harponne , Happe, Harcèle Hôte Hardi Honore moi
Enflamme, Etourdit, Extasie Erotise mes Envies
Tournoie , Titille, Taquine Tenace Titan Triomphe de mes Tunnels
Solstice"
Bravo. October 03 Revendication, Révolte, Désarroi...
"Maître, Quand aurai-je le droit de vous appeler Cher Maître ? Quand aurai-je le droit de communiquer librement ? Je porte le bâillon de votre exigence, je suis dans une prison virtuelle. Interdiction de choisir mes interlocuteurs sans vous en soumettre la demande au préalable : vous me confinez comme une poupée de cristal sous cloche dans un musée. Ainsi je me recroqueville, pour ne plus parler qu’avec moi-même. Suis-je si fragile à vos yeux que personne ne puisse m’approcher ? Suis-je si faillible que vous doutiez de la force que vous me donnez à travers notre engagement ? Vous doutez des autres je le sais, méfiance de mauvaises rencontres et de ma naïveté qui ne me permettrait pas de reconnaître et de résister à ces prédateurs potentiels qui rôdent sur la toile ou dans les rues… Je ne suis pas (plus ?) cette enfant que vous imaginez devoir protéger d’elle même ou des vampires qui se cachent partout dans l’ombre comme vous le pensez. Interdiction de m’exprimer librement dans le contexte D/s ou BDSM, devrais-je donc me contenter d'écrire des contes pour enfant, commenter l’actualité ou rédiger mon bulletin de santé pour pouvoir communiquer avec le monde ? Je vais devenir muette, étouffer mes pensées. Bien sûr, je reçois des messages de mes amis habituels à qui vous avez consenti le droit de converser avec moi mais je me sens opprimée de cette censure. Est-ce cela que vous recherchez ? Une domination par l’oppression ? Est-ce moi qui lutte contre votre décision alors que je devrais peut-être ne pas même m’interroger sur son fondement ? Comme ces menottes psychologiques sont difficiles à accepter !" Solstice
Tu as voulu parler de ta soumission à des amis... J'ai accepté. Tu as voulu t'exprimer sur le forum de Madame Françoise... J'ai accepté. Hélas, on ne t'y voit que trés rarement pour ne pas dire jamais. Tu as voulu parler avec Monsieur Valmont ; tu l'as fait sans ma permission ; tu as été punie pour cela. Je ne suis pas hostile à ce que tu fréquentes cette personne, mais tu attendras pour cela mon autorisation. Tes amis, les utilisateurs du forum de Maîtresse Françoise ainsi que Monsieur Valmont et ceux qui fréquentent son journal viennent ici te lire et assister comme d'autres à ton éducation. Ici, où tu peux librement t'exprimer en tant que Soumise. Si notre contrat stipule que je suis en droit de te censurer voire de modifier tes propos comme bon me semble, tu sais pertinement que je n'ai jamais usé de ce droit. Dans le cadre strict de ta soumission, tu m'appartiens. Effectivement tu es une poupée sous une cloche de verre, dont c'est à moi seul que revient le privilège d'actionner les mécanismes qui lui donnent vie. N'est-il pas normal qu'une soumise soit ainsi totalement dévouée au Maître ? N'est-il pas normal que ton espace de liberté soit limité à mon esprit, à mes décisions ? N'est-ce pas ce que tu as choisi, car tu le voulais ? Le bâillon de l'exigence dont tu parles, ne l'as-tu pas toi-même installé à ta bouche ? En dehors du cadre de la soumission tu es libre de mener ta vie comme tu l'entends, de parler à qui tu en as envie des sujets de ton choix (à l'exception de nos rapports, territoire dont je suis et resterai toujours le seul gestionnaire), même si je pouvais t'en empêcher je ne le voudrais pas car il est important pour moi que tu développes ta vie sociale et assure ainsi ton équilibre. Je te met au défi de citer ici un exemple de situation, en dehors du cadre de ta soumission, où tu as dû te résoudre à ne pas t'exprimer en raison de mes "interdictions". Et oui, tu es fragile. Et oui, tu es faillible. Tu sais aussi être forte et réussir, l'un n'empêche pas l'autre. Et oui, les vampires rôdent ; tu devrais le savoir puisque tu en as rencontré plus que moi. Et tu n'as pas toujours été capable d'entrevoir leurs longs crocs. Tu n'es plus une petite fille, certes, mais je suis responsable de toi et de ton éducation, je dois te protéger et veiller à ce que rien ne perturbe ton voyage intérieur. Il est juste que je sache quelle sorte de personne va te distraire de moi, de toi. Il est juste que je te demande des comptes à ce sujet. Il est juste que je mette à la porte autrui si je le juge nécessaire. Quand à la confiance que je t'accorde, je n'ai certainement pas à t'en faire la preuve. Je t'aime : cette réponse devrait te suffire. Mais tout ceci n'a rien à voir avec la confiance. Il me semble, ma Soumise, que ce soir tu as décidé d'être de mauvaise foi. Serais-tu en train d'essayer de me faire porter la croix de ta propre réticence ou incapacité à aller vers les autres, à un moment ou pourtant tu trouves la force de le faire ? De quoi as-tu vraiment peur ? Où sont les vrais interdits ?
Nancy : Docteur Jekyll et Mr Hyde."Monsieur avait explicitement précisé qu’il ne viendrait à moi que lorsqu’il l’aurait décidé.
Ainsi, malgré ces nombreux jours loin de lui, les longues heures de route, la fatigue et l’impatience que j’avais dû affronter pour le rejoindre enfin, je n’avais aucune idée du moment où il se présenterait devant moi et où, répondant à son exigence immédiate, je devrais orner mon cou de mon collier et accepter dans l’instant ma condition de soumise et ceci jusqu’à ce que nous nous quittions. Dans l’attente je serais celle que je fus dans le passé à ses cotés, celle que je suis chaque jour dans ma vie officielle, une femme en pleine possession de son libre arbitre, de ses décisions, qui sait en user et s’affirmer sans retenue. Monsieur m’offrait l’opportunité de retrouver mon compagnon, notre complicité, nos rires, nos longues discussions, nos promenades main dans la main, et qui sait, si Monsieur en décidait ainsi, notre intimité. Je dois dire que l’idée de partager mon temps entre ces « deux hommes » me comblait finalement, bien que je sache pourtant qu’aucun d’eux ne disparaît totalement lorsque je suis avec l’autre car c’est bien lui, Monsieur, qui décide qui est là et quand. Il semble qu’il soit plus facile en tout cas pour le moment, de distinguer ces deux aspects de notre relation dans des périodes définies pour profiter pleinement de ce qu’ils nous offrent de particulier. Pourtant j’avoue que j’étais impatiente de sentir son autorité, de l’éprouver peut-être, de me laisser mener à sa guise jusqu'à me perdre dans l’extrême de l’obéissance, dans les profondeurs de la soumission, prête à répondre à toutes ses sommations, attirée par l’étendue de son imaginaire, de ses fantasmes, irrésistiblement guidée par l’idée de lui plaire, de répondre sans faille à ce qu’il voudrait faire de moi. Ainsi croyais-je garder la capacité intacte d’être ou ne pas être « sa Soumise » aux moments voulus, comme s’il s’agissait d’appuyer sur un interrupteur pour enclencher cette fonction. Je sais pourtant, je sens ce « statut » en moi maintenant, comme faisant partie de moi intrinsèquement, je sais que la soumise ne me quitte jamais, elle est enfouie, latente, discrète quand il le faut, mais toujours obéissante, sur le qui-vive, dans l’attente de la moindre requête. Nous nous sommes trouvés, nous nous sommes retrouvés, avons pris quelques instants pour faire connaissance à nouveau comme si la distance et le temps demandaient que nous nous apprivoisions encore. Il m’était surtout nécessaire de décoder qui j’avais en face de moi, d’ajuster mes réactions, mon comportement. Curieusement je dus fournir un léger effort d’adaptation pour laisser s’exprimer ma personnalité « officielle », ne pas spontanément répondre d’un regard, d’une parole, d’un geste qui serait ceux qu’il attendait, qu’il demandait parfois sans qu’il ait seulement besoin de prononcer un mot. Redevenir celle « d’avant », celle qui est toujours en moi mais semble finalement devenir peu à peu la face cachée de ma personnalité dès que je suis avec Lui. Il avait souhaité qu’il en soit ainsi, alors j’en étais heureuse, sincèrement, sans vraiment comprendre si ce qui me comblait le plus c’était de le contenter Lui, ou si son choix et les arguments qu’Il avait exprimés étaient justifiés ou non. Cela n’importait pas, j’étais heureuse de le voir Maître ou Homme. Quelle naïve je suis ! Non pas qu’il ait cherché à se jouer de moi (quoi que ?), toujours est-il qu’une fois passé l’agréable moment des tendres retrouvailles, et la spontanéité installée, nous voilà donc dans cette chambre d’hôtel qui sera notre repaire pour le week-end. Il se détend sur le lit et n’affiche aucun signe de détermination ou de prise de pouvoir, il ne demande rien, il est même plutôt passif, étendu sur le lit, habillé, ne montrant pas même une ébauche de désir, de recherche de contact physique ou de précipitation. Il sourit, me regarde. Et moi, tout enhardie, libérée de mon engagement de soumission (pour combien de temps ?) je laisse libre cour au désir qui m’habite de le toucher, de l’embrasser, de le caresser, et comme il semble apprécier tout autant que moi l’intensité dans laquelle nous plongeons à corps perdus, mon corps prend le dessus et annihile mon esprit, seul mes sens me guident, mon désir contrôle mes gestes, je ne pense plus. Monsieur a fait son apparition alors que je ne n’étais plus qu’un volcan en éruption, je le vois d’abord dans ses yeux, je le comprends lorsqu’il repousse ma main affairée sur son sexe tendu, et que je le veux me pénétrer là, tout de suite. Je l’affronte lorsque je sens ses mains entraver mes poignets et les serrer avec fermeté pour m’immobiliser. Monsieur n’a pas besoin de parler pour m’annoncer sa présence. Je sais. Et pourtant il me laisse une porte ouverte (enfin j’en suis persuadée) puisqu’il ne m’a pas parée de mon collier, le code spécifié n’est pas là, il doit me rester une marge de manœuvre n’est-ce pas ? Alors je résiste, je me cambre , je tends mes bras de toutes mes forces, je lutte pour échapper à son emprise sur mes poignets, je me contorsionne, frappe son buste avec mes pieds, me débat, j’y met toutes mes forces ! Quel combat ridicule... Je n’ai aucune chance face à sa carrure masculine, pourtant j’insiste, éprouvant ainsi son autorité plus que sa force car il me maintient, oui, mais c’est une simple formalité pour lui, il ne fournit que peu d’effort, il attend. Et moi qui tente encore et encore de ruser, je saisis sa ceinture et le menace du regard, quelle provocation ! Je crois même que j’ai osé lui faire sentir son contact modéré sur son flanc… Je le nargue d’un regard assuré comme une môme qui chahute et le provoque toujours plus, je lui rappelle qu’il ne m’a pas mis le collier ! Mais qu’est ce qui pouvait bien me motiver à ce jeu là ? Il précise calmement, et je comprends que peu importe que je porte déjà ou non le collier, Il décide ! : « Dis moi que tu es ma Soumise, dis-moi que tu es prête. » Je tente à nouveau une ou deux échappées, comme si il m’était tout aussi difficile de me métamorphoser en l’autre moi si soudainement, et puis j’abdique, mon corps ne résiste plus, mon esprit acquiesce. Monsieur demande que je le dise à haute voix, et je me retrouve encore avec toute la difficulté de prononcer les mots qu’il demande comme au premier jour de notre rencontre, puis avec beaucoup plus de facilité qu’il ne me l’aurait semblé j’ annonce avec sincérité : « - Je suis prête, oui je suis votre Soumise. - Oui qui ? - Oui je suis Votre soumise Maître ! » Comme ce fut délicieux lorsque je compris plus tard que résister physiquement m’importait peu puisque je ne pouvais pas vaincre, je cherchais à l’éprouver lui, à sentir sa force, son pouvoir toujours plus intense, à le pousser à me forcer à obéir violemment peut-être, je n’attendais que sa venue, son emprise." Solstice
October 02 Nancy : chrysalideCe billet est réservé à un lectorat averti
Elle a longuement attendu la saison de sa transformation, liée par des fils d'acier aux branches de fer de sa couche. Et le moment est enfin venu...
Je l'ai détachée et l'ai doucement fait rouler sur le côté. J'ai étendu le drap de vinyle et je l'ai allongée dessus. Je l'ai enroulée dedans avec soin. J'ai fermé ce cocon de plastique noir à l'aide d'une corde blanche, de façon à obtenir un dessin symétrique. Seule sa tête dépassait : princesse endormie aux yeux bandés... Déjà papillon en devenir.
Elle est restée ainsi, immobile, silencieuse, en léthargie.
J'ai retourné le cocon et, muni d'une paire de ciseaux, j'ai découpé une ouverture ronde dans l'enveloppe au niveau des fesses.
Il faisait déjà chaud sous le plastique et, approchant mon visage, je pu sentir l'effet de cette température sur le corps trempé de ma Soumise. Impuissante, dans un état second, elle sentit doucement pénétrer entre ses fesses un plug gélatineux. Son corps se tendit et elle émit un râle, en proie à un certain désagrément.
J'attendis quelques instants.
Elle se détendit et l'excitation la gagna. J'introduisis un second jouet dans son sexe, et jouai quelques instants avec avant de glisser contre son clitoris un troisième instrument plus rigide et vibrant. Ces accessoires étant bien en place, je laissai ma chenille se tortiller autant qu'elle le pouvait, cherchant le plaisir dans la limite des contraintes imposées.
Fumant une cigarette, j'assistais à un singulier spectacle. Celui d'un insecte à taille humaine enveloppé dans un cocon noir, frémissant doucement dans une extase ponctuée de soupirs.
Désireux de lui rappeler ma présence et mon désir, je retirai de ma Soumise le second jouet et m'introduisis à sa place. Il y avait quelque chose de monstrueux à ainsi aller et venir dans une masse informe de plastique sombre entouré de corde. Je ne faisais pas l'amour à Solstice mais à une chose mutante tout droit sortie des films d'horreur que j'affectionne tant. J'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à cela. Serais-je véritablement tordu ?
Je déchirai ensuite un peu plus le vinyle, redonnant forme humaine à ma créature. Le processus de délivrance fut long. Doucement, le papillon sortit de sa chrysalide.
J'acceuillis cette nouvelle-née dans mes bras avec toute la tendresse qu'elle méritait. Je pouvais lire dans ses yeux toute l'intensité de l'expérience qu'elle venait de vivre. Elle m'en était reconnaissante...
"Je ne veux pas partir, je voudrais rester là à jamais avec vous."
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